Je ne suis pas seul social
Voeux

Voeux

janvier 8, 2016 in Récits

L’année 2016 doit être celle de la joie et de la miséricorde. Je ne sais avoir d’autres vœux pour cette année, étant donné le contexte de crise que travers nos sociétés humaines.

La joie est une arme, si on l’emploie bien, et elle peut nous permettre de résister, voire de vaincre la morosité ambiante, la peur du lendemain. Mais elle est surtout une nécessité de l’âme, ce qui fait que, même si le temps social était au beau fixe, elle demeurerait absolument requise pour le bonheur humain.

A ce titre, si on se la souhaite chaque année, il faut bien entendre qu’elle est désirable en tout temps et à toute heure. En somme, souhaiter la joie en début d’année, en plein hiver, en contexte de crise, avec tout l’espoir qu’on y met, ne doit pas occulter le fait que la joie n’est pas seulement une réponse à la crise. La joie précède et domine nos vies, et c’est seulement en lui accordant cette place prédominante qu’on peut en goûter tous les fruits.

En effet, à réduire la joie à un simple placebo, un baume écartant pour un temps les tempêtes, on la manque. Il y a dans la joie, la vraie joie un secret, un mystère qui échappe aux contingences dramatiques de la vie humaine. Ce que je souhaite en ce début d’année, c’est donc que ce mystère se dévoile, pour nous donner vraiment d’être joyeux. On me dira, et c’est bien légitime: cette joie brandie comme un miracle n’est-elle pas un vœu pieux? Et ou la trouve-t-on?

Mon postulat est que la joie est une réalité, un vécu de l’âme originel, aisément saisissablepourvu qu’on accepte un tant soit peu de se détacher de ses ersatz. Et les ersatz de joie sont légion dans nos sociétés. La joie première et fondamentale qui doit nous éclairer est celle qui vient de la conscience d’être infiniment aimés de Dieu, et d’être tout simplement. Nous existons et ce n’est pas par hasard, Du fait même de nos imperfections, nous avons à disposition, par une nécessité providentielle, la joie de partager avec d’autres nos vies. Et cela, si on prend le temps de s’en souvenir, procure une joie plus profonde, de celle pourtant bien désirable, des petits plaisirs de la vie.